Personnalités

Célestin et Paul

Ils ont pensé, dessiné, construit, géré,
en un mot aimé La Baule.
Qui sont ces hommes et femmes qui ont façonné notre station ?

Cette page est illustrée grâce à la participation de descendants.
Je les remercie de m'avoir confié leurs documents, photos et anecdotes.

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François Albert ANDRÉ (1879 - 1962)

François ANDRÉ
Directeur d'hôtels et de casinos
Né le 6 avril 1879 à Rosière (07), François ANDRÉ a le même âge que notre station balnéaire. À l'adolescence, il quitte l'Ardèche pour vivre à Lyon chez sa tante et devient boulanger. Puis, il part à Paris et trouve du travail comme cocher chez Henri de BORNIOL, célèbre maison de pompes funèbres. En parallèle, il livre aussi de la bière pour une brasserie. Vers 1907, il épouse Marie-Louise, modiste boulevard Caumartin à Paris. Il devient maître d'hôtel, croupier puis directeur des jeux dans le cercle "La Belle Époque". Il obtient la concession du casino d'Ostende en Belgique. Là, il profite d'une loi belge pour supprimer le zéro de la roulette. C'est aussitôt la ruée et les plus grosses parties du monde se jouent à Ostende. C'est ainsi que François rencontre Eugène CORNUCHÉ ex-directeur de chez Maxim's. Ensemble, vers 1910, ils décident de "ressusciter Deauville" et d'en faire la "nouvelle perle de la Manche" au détriment de Trouville. La guerre va stopper cet essor. Mais sitôt le conflit fini, le Tout-Paris se montre à Deauville. Après l'armistice, sur les conseils d'un ami escoublacais, François vient dans notre région. Il voit tout de suite les atouts de la station et décide d'y investir et de l'offrir à son épouse. Marie-Louise veille à garder le côté familial de La Baule.
En 1923, il rachète l'Hôtel Royal et le casino et trois ans plus tard, souhaitant attirer une clientèle plus huppée, il fait construire l'Hôtel Hermitage. Il est à l'origine d'un tourisme moderne en réunissant sur un même lieu, hôtels et magasins de luxe, installations sportives (Tennis, Tir au Pigeon et Golf) ou de détente (Casino, concours d'élégance automobile, courses automobiles, rallyes, meetings d'aviation, divertissements à Ker Causette).
Avec la mode du tourisme alliant plage et soleil, il développe ses activités à Cannes, rénove le Palm Beach, investit à Contrexéville, à Chamonix...
Cependant tous les 15 août, il vient à La Baule pour retrouver sa femme Marie-Louise.
Dans les années 50, il désigne Lucien BARRIÈRE, son neveu, comme son successeur et légataire universel.
Il décéde le 2 mai 1962 à Cannes.

Signature de François ANDRÉ

François Pierre AUBRY (1841 - 1925)

François AUBRY en 1920
Architecte - Paysagiste
François AUBRY est né à Rezé Pont-Rousseau (44) le 6 juillet 1841.
Lors de la guerre de 1870-1871, François est engagé volontaire. Il est affecté à la défense de Paris, au fort du Mont Valérien. Il se souvient y avoir mangé du rat. Après la guerre, il épouse Julie Valentine PIGE.
Il exerce son métier d'architecte paysagiste, sa réputation est excellente. Dans les années 1875-1880, il travaille à l'aménagement du quartier du Petit-Port à Nantes, avec l'adjoint Gabriel LAURIOL et l'agent-voyer Eugène ORIEUX. François dessine entre autres le parc du Petit Port.
Vers 1880, M. BENOIT le choisit pour aménager son lotissement. François AUBRY dresse deux grands axes partant du pont du Pouliguen, l'Avenue des Lilas et l'Avenue des Ormes. Perpendiculairement, il trace des allées menant à la plage. Il prévoit aussi un square et un cours de tennis qui ne seront réalisés que quelques années plus tard. (plan AUBRY)
En 1885, François habite Place Royale à Nantes, à gauche en descendant la Rue Crébillon. Il habitera ensuite dans une propriété située en bas de la Rue du Bocage.
En 1886, la ville de St Nazaire lui confie la création et l'aménagement de son jardin des plantes.
Il dessine quelques villas du Quartier Benoit : Cilette, Le Bosphore, Fleurs de Bretagne, Miarka (ex Maurice-Yvonne), et sans doute sa villa nommée Les Fougères, Avenue des Lilas qui servait de bureau de vente au lotissement Benoit.
Au début du XXème siècle il a de graves ennuis financiers, le Trait d'Union, le petit train de la plage n'est pas rentable. Pendant l’hiver, le vent ensable les voies et le désensablement s’avère coûteux. Sa faillite fut un coup très dur pour la famille.
Après la guerre de 14-18, il habite dans sa villa Les Fougères qu'il a conservée dans le Quartier Benoit. Il trouve sur le recensement de 1921, avec Mme Louise LERAT son employée de maison.
En 1924, son état de santé nécessite son admission à l'Hospice St Jacques, à Nantes, il y décéde le 22 août 1925 puis est inhumé au cimetière de la Bouteillerie près du jardin des plantes.

Signature de François AUBRY

François Louis AUDUREAU (1850 - 1904)

Menuisier-Charpentier puis maître-d'œuvre pour MM. LAFONT, HENNECART et DARLU et aussi concessionnaire de plage.
Originaire de la région choletaise, il arrive dans notre région grâce à Georges LAFONT. Les deux hommes ont déjà travaillé ensemble sur des chantiers nantais et pornichétains.
Il est marié à Léocadie Joséphine EMERIAU (Chapelière) et ont trois enfants, Ferdinand Louis né en 1889 dans le sous-sol du chalet Ker-Maurice alors en construction, Léocadie Jeanne (1882) et André François Léopold (1885).
Rapidement, il fait construire une villa Ker Léo à l'angle de l'Avenue des Évens et de la Route du Pouliguen, son atelier de Menuiserie-Charpenterie est situé Avenue des Évens.
En 1883, il propose la location de costumes de bain et de cabines, il sera donc le premier concessionnaire de la plage de La Baule.
Il décède le 23 mars 1904. Ses fils prennent alors sa succession.

François Louis AUDUREAU

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Jules et Joseph BENOIT

  • Jean Joseph Jules (1810 - 1890)

    Jules BENOIT est né le 31 janvier 1810 à Chateau-Salins (57) dans une famille d'industriels et négociants en sel. Vers 1826, la famille BENOIT s'établit au Pouliguen et crée une raffinerie de sel sur le bord de l'étier et une presse à sardines sur le port.
    Dans les années 1845, pour lutter contre la concurrence des Salines de l'Est et du Midi, il monte une association des raffineurs de l'Ouest.
    Il participe à la vie publique du Pouliguen en devenant le premier maire de la ville en 1854.
    Après avoir été pendant dix ans, vice-président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de St Nazaire, il en devient le président.
    Il est marié à Sidonie Charlotte Angélique BOULANGER (1823- ?).
    Le couple et trois de ses enfants (Olive Claire Marie, Gaston Joseph Émile et Marie-Louise) figurent sur le recensement de 1881.
    Il décède le 25 mars 1890 à La Baule à la raffinerie de sel.

Signature de Jean Joseph Jules BENOIT

  • Jules Charles Marie Joseph (1843 - 1928)

    Industriel, fabricant de sel.
    Vice-président et fondateur de l'hôpital maritime de Pen-Bron, président des Vétérans, de la société de Secours Mutuels, du Canot de Sauvetage, de la Société des Régates du Pouliguen et de La Baule.
    Jules Joseph Charles BENOIT est marié à Lucie Anne-Marie REVEILLÈRE (1852- ?).
    Le couple est domicilé à la Presse sur le port et trois enfants figurent sur le recensement de 1881 (Andrée Lucie Marie née le 2 mai 1873, Raoul Jules Ernest né le 9 septembre 1875 et Raymond Arthur né le 1 mai 1879).
    Il est décédé à l'âge de 85 ans, le 24 mai 1928, à son domicile, villa Ar-Kevel, sur le port.

Signature de Jules BENOIT

Jacques Yves BERTHAULT (1808 - 1892)

Armateur à Nantes.
Il est marié à Lucie-Anne DURAND-GASSELIN, le couple a trois enfants.
Il achète en juin 1845 la partie Est de la propriété de M. de SESMAISONS soit 542 hectares (de la Place du Marché de Pornichet au Bois d'Amour de La Baule) et y plante différentes espèces d'arbres pour stabiliser la dune.
Il achète son terrain dans le but de le lotir et d'y accueillir une clientèle parisienne, nantaise et angevine.
Il est le fondateur de la Société Civile Immobilière des Dunes.
Il est à l'origine de la création de la station balnéaire de Pornichet-les-Pins, ainsi appelée pour se différencier du vieux bourg.
En 1879, il cède des parcelles à MM. HENNECART et DARLU.

François, Joseph, Paul et Franck BOUGOÜIN

  • Marie "François" Louis (1846 - 1933)

    François BOUGOÜIN
    Architecte à Nantes.
    François BOUGOÜIN est né à Nantes le 1er mars 1846. En 1866, il est architecte, reçu 4ème à l’École des Beaux-Arts de Paris, il est un élève d'Eugène VIOLET LE DUC. En 1870, il épouse Marie NAUDIN, le couple aura sept enfants dont deux seront architectes et associés de leur père.
    La première église que M. BOUGOÜIN a fait bâtir est celle de Notre Dame de Toutes Aides, en 1878. Dans la région nantaise, il réalise une dizaine d’œuvres et participe à la restauration de nombreux édifices religieux. Il est honoré par le St Siège en recevant le titre de Chevalier de St Grégoire Le Grand.
    François est nommé Conseiller Municipal du 1er Canton de Nantes le 6 mai 1888. Il sera lauréat de la Société Centrale des Architectes en 1892. Vers 1912, son cabinet dessine les plans du séminaire de Nantes. Il est décédé fin avril 1933, la cérémonie religieuse est célébrée en l'église de St Similien à Nantes, dont François BOUGOÜIN a dessiné les nefs. Il est enterré dans le cimetière de la Miséricorde à Nantes.
  • Joseph Marie (1871 - 1956)

    Joseph BOUGOÜIN
    Architecte à Nantes.
    Fils ainé de François BOUGOÜIN, il est né à Nantes le 11 juin 1871. En 1895, il est architecte, reçu 3ème à l’École des Beaux-Arts de Paris, il est diplomé en décembre 1899. Il travaille au côté de son père et de son frère Paul. Comme son père, Joseph sera également Conseiller Municipal à Nantes de mai 1904 à 1908. Il est décédé à Nantes le 6 août 1956.
  • Paul Marie Joseph (1876 - 1959)

    Paul BOUGOÜIN
    Architecte à Nantes.
    Paul BOUGOÜIN est né à Nantes le 26 août 1876.
    Il est diplômé en architecture à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1898. Lui aussi travaille au côté de son père et de son frère Joseph.
    En 1902, il épouse Marie VINCENT.
    Il est décédé à Bouguenais (44) le 22 avril 1959.
  • François dit "Franck" Marie Joseph (1905 - 1943)

    Franck BOUGOÜIN
    Architecte à Nantes.
    Franck BOUGOÜIN est né à Nantes le 1er avril 1905.
    Il est le fils de Paul et de Marie VINCENT. Lui aussi architecte, il est la 3ème génération à travailler au cabinet BOUGOÜIN
    Il est décédé le 16 septembre 1943 lors des bombardements de Nantes.
Lors des bombardements de septembre 1943, le cabinet d'architecture situé Rue du Calvaire a été complètement détruit ainsi que le domicile Rue Boileau. Ce jour-là, toutes les archives professionnelles et familiales ont disparu.
Architectes de père en fils, la famille BOUGOÜIN nous laisse cependant un important héritage riche et varié :

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François CHOCHON (1872 - 1943)

François CHOCHON
Homme d'église, né en 1872, François CHOCHON est ordonné prêtre le 26 août 1898, il est nommé à Héric (44), ensuite à St Joachim puis au Loroux-Bottereau. Juste après la guerre, il officie à St Similien de Nantes.
Il arrive à La Baule en 1923 en tant que chapelain.
Le 15 mars 1925, il est nommé premier curé de la paroisse Notre-Dame de La Baule. Il est chargé de construire une église plus grande car la chapelle Notre-Dame des Flots ne peut accueillir la population estivale. Ce sera chose faite en 1935.
Il est décédé le 16 janvier 1943 au presbytère de La Baule.

Signature de François CHOCHON

Ernest François CRONIER (1840 - 1905)

Directeur du Conseil d'Administration des sucreries Say.
Esnest CRONIER est né le 5 juillet 1840, Rue Voltaire à Nantes. Il entre à l'École Polytechnique en 1860, puis en 1862, il est admis à l'École des Ponts et Chaussées d'où il ressortira ingénieur. Il excerce à Aurillac (15), à Villeneuve du Lot (47) puis à Nantes. À partir de 1873, il accepte les fonctions d'ingénieur puis de directeur à la raffinerie Say. Il fait construire vers 1870 une imposante demeure sur la Plage Benoit, la Villa Thérèse aussi appelée la Villa Cronier. Elle est proche de la Villa Ker Say, construite en 1876.
"La mort plutôt que l'infamie"
Le 27 août 1905, le concierge du 50, Rue de Lisbonne (Paris 8e) monte les journaux à Ernest CRONIER et le trouve mort dans sa salle de bains. Le directeur du conseil d'administration des sucreries Say s'est tiré une balle dans le cœur. Dans une lettre, il avoue que sa situation financière ne lui laisse d'autre choix pour échapper au déshonneur. M. CRONIER faisait la pluie et le beau temps sur le marché du sucre. Et c'est un caprice de la météo qui causera sa ruine. Pariant sur une mauvaise récolte, le spéculateur a pris de très fortes positions à la hausse. Hélas pour lui, la récolte est exceptionnelle. Les cours du sucre s'effondrent. Ernest CRONIER émet alors des traites au nom de Say. Il laisse un trou de 200 millions de francs or.
À la bourse c'est la panique, le 28 août, les actions de la raffinerie Say perdent plus de 300 francs. Afin de calmer les esprits et les cours, la direction étouffe le scandale du suicide de M. Cronier prétendant qu'il a succombé à une maladie de cœur.
Suite à cette faillite et ce décès, la Villa Thérèse change de propriétaire et de nom, elle devient la Villa Caroline.

Signature d'Ernest François CRONIER

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Henri "Édouard" DARLU (1837 - 1923)

Édouard DARLU
Agent de Change.
Henri "Édouard" DARLU est né à Paris (75) le 19 mars 1837.
Le 19 juin 1868 il épouse Joséphine Jeanne STEVENIN (1846 - 1925). Le couple aura 3 enfants : Mathilde, Félicité toutes deux décédées en bas âge et Maurice.
Il est un des pionniers de la station. Il découvre la région vers 1875 lors de l'inspection des travaux de la ligne de chemin de fer.
Avec M. Jules HENNECART, il décide d'investir dans la création d'une nouvelle station balnéaire familiale.
Au cœur du lotissement, il fait construire une imposante villa qu'il appelle Ker Maurice.
Rapidement, les deux associés n'ont pas les mêmes projets pour la station. M. DARLU est favorable à son extension et son côté plus mondain contrairement à la famille HENNECART qui souhaite garder un caractère familiale et intime.
Par exemple, il n'est pas opposé à la construction d'un casino, alors que Mme HENNECART y est fortement hostile.
Édouard DARLU est décédé le 14 janvier 1923 à Paris et est enterré au Père-Lachaise.

Signature d'Henri "Édouard" DARLU

Paul-Henri DATESSEN (1884 - 1938)

Architecte.
Fils d'Édouard DATESSEN (demeurant La Villanelle), lui aussi architecte à la ville de Paris et frère de Louis DATESSEN (demeurant La Mercanderie).
Paul-Henri DATESSEN fait des études de droit et est également docteur en médecine. Pendant la guerre de 14-18, il est médecin auxilliaire et il reçoit la Légion d'Honneur au titre militaire.
Grand amateur de Yachting, il est vice-président du Cercle Nautique de La Baule jusqu'en mai 1938 et membre du Y.C.F.
Il s'installe à La Baule en 1924 bien qu'il est déjà dessiné plusieurs villas depuis 1911. En novembre 1924, il ouvre ses bureaux au 1er étage de la villa Ker Rosa, Place de la Chapelle. Dès septembre 1924, il milite pour la construction d'un golf.
En octobre 1925, il s'associe avec M. MARGANNE et s'installent dans la villa La Brise, Boulevard Darlu.
Il habite la villa Melponèse, située avenue Neptune.
En 1928, M. de LAPEYROUSSE lui confie la réhabilitation de l'ancienne gare en pavillon d'hygiène sociale. Il est un fervent défenseur de l'architecture régionale et de l'art breton. Il est aussi un archéologue passionné.
En février 1937, Paul-Henri est nommé architecte conseil de la commune.
Il réalise entre autres les projets suivants :
Située Avenue du Maine, la villa "Aktina" de M. Charles GRÉGOIRE, consul de Grèce à Bruxelles est son dernier projet.
Paul-Henri DATESSEN est décédé fin juillet 1938. Il est enterré au cimetière de La Baule. On retrouve sur sa tombe les motifs dessinés sur la façade de l'Hôtel des Postes.

Signature de Paul-Henri DATESSEN

Eugène Paul DROZ (1861 - ?)
et son fils Pierre (1892 - 1966)

Pierre DROZ selon Wery WILL'S
Paul DROZ est un industriel né à Paris le 8 mars 1861, il est le fils de Gustave DROZ, peintre et romancier.
Le 27 novembre 1893, Paul épouse Caroline Marie Arabelle BOUNIN-HEPBURN (1863) à Paris (16e)
Paul adopte Pierre DAUPRAT, le fils d'Arabelle né en 1892 à Nice (06).
En 1899, Paul DROZ fait construire à La Baule une luxueuse villa dans un immense parc donnant sur l'Esplanade du Casino : la Bretonnière. Cette villa fut le théâtre de nombreuses réceptions mondaines.
Pierre DROZ épouse Adèle Marie Marguerite de COYNART le 7 avril 1919 à Paris.
Il décède à Amboise le 13 février 1966.

Signature de Pierre DROZ

François Athanase DURAND (1839 - 1904)

Forgeron puis régisseur.
François Athanase DURAND est né le 5 mai 1839 à Escoublac.
Il est maire d'Escoublac de 1876 à 1884. Puis au décès de son successeur, Jean François SOHIER en octobre 1891, il reprend la fonction de maire jusqu'en 1900.
Il est décédé le 23 mars 1904 à Escoublac.

Signature de François Athanase DURAND

Jules Hippolyte Victor DURUPT (1854 - 1929)

Jules Hippolyte DURUPT
Ingénieur en mécanique.
Jules Hippolyte DURUPT est un ingénieur né à Vergaville (Moselle) le 4 novembre 1854.
Il intègre l'École Centrale des Arts et Manufactures en 1872, il est classé 6ème sur 200 inscrits. Il en sort brillamment en 1875 avec le diplôme d'ingénieur en Mécanique. En août 1875, il entre au bureau d'études de Gustave EIFFEL, poste qu'il quittera au bout d'une année. Comme Gustave, Jules se spécialisera dans les charpentes métalliques. De 1877 à 1886, il travaille pour la société Escande et Cie. Et en 1886, il s'installe à son compte.
Dans les années 1890, il réalise et restaure de nombreux ouvrages :
  • des ponts et passerelles :
    • Canal de Briare : ponts (1883)
    • St Denis Les Martels : pont pour la ligne de chemin de fer (1885),
    • Canal de l'Oise à l'Aisne : ponts (1885),
    • Granville : Passerelle des Anglais (1886),
    • St Gaudens : Pont St Plancard (1889),
    • Quimper : Pont sur le Steir (1889),
    • Nantes : Pont Rousseau (1890), Pont de la Bohaire (restauration),
    • Capdenac : Pont sur le Lot (1893),
    • St Denis lès Martel : Pont sur la Dordogne (1893),
    • Figeac : Pont des Cazes (1894),
    • Bergerac : Pont Bataille (1894),
    • Mauves sur Loire : Pont sur la Loire (1896),
    • Revigny : Ponts sur l'Ornain (1898),
  • des gares :
  • des halles et marchés couverts :
  • des batiments industriels, culturels ou autres :
    • Paris : Charpente de l'Eden Théatre (1885),
    • Paris : Imprimerie Grimaud (1887),
    • St Nazaire : Construction de hangars au Fort de l'Eve (1887),
    • Levallois : Usine Amer-Picon (1894),
    • Paris : flêche et charpente de l'église du Perpétuel Bon Secours (1897),
    • St Denis : Travaux à la mairie (1899).
(Liste non exhaustive réalisée par la famille de Jules DURUPT... )
C'est donc au cours de ses premières missions à Nantes qu'il découvre la presqu'île guérandaise.
Dès 1890, il décide d'acheter des terrains à La Baule et y fait construire des prototypes de maisons démontables dites "Galvani" qu'il projette de développer pour les colonies. Il construira aussi des sémaphores. Il aime naviguer et aller sur l'île des Évens avec son canot le Va-et-Vient.
Le 9 avril 1894, Jules épouse Marie Anne RUDLOFF (1866) à Paris (12e)
Le couple aura 6 filles Marie-Joséphine (1888) épouse LAROZA, Émilie (1891) qui décédera bébé à La Baule et sa jumelle Eugénie, qui décédera quelques jours plus tard à Paris, Hélène Louise (1892) épouse BERTHET, Marguerite Madeleine (1894) épouse PATROIS et Thérèse Marthe (1898) épouse CHASSIN.
Véritable touche-à-tout, il compose des poèmes, s'intéresse à la photographie et laissera aux baulois le souvenir d'un homme bon vivant, cultivé et brillant.
Il décède en 1929 et repose au cimetière de La Baule.

Signature de Jules Hippolyte DURUPT

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Joseph René Victor GAGEOT (1837 - 1906)

Joseph Gageot est né le 15 juin 1837 à La Guerche de Bretagne (35). En 1862, lors de son mariage avec Lucile MADIOT, originaire de Janzé (35), il est noté qu'il est quincailler à Guérande.
Très vite, il s'installe à La Baule et fait construire dès 1881 la villa Ker Lucia, située près de l'Hôtel Adriana à l'angle de l'Avenue de la Gare.
Il est très investi dans le développement de la station et devient le premier fondé de pouvoir de la Société Civile HENNECART-DARLU.
Il finance la construction de l'estacade. Elle mesure 85 m de long sur 1.5 m de large et est située dans le prolongement de l'Avenue des Évens.
Il décède à La Baule le 21 mai 1906 dans sa villa Ker Lucia. Lucile décèdera quelques années plus tard le 16 août 1909.

Signature de Joseph René Victor GAGEOT



Adrien GRAVE (1888 - 1953)

Architecte.
Il est né le 12 septembre 1888 à Paris (2e).
Il arrive dans notre région vers 1923-24 et réalise de nombreuses villas et monuments. Collaborateur de Georges MEUNIER, ils s'installent provisoirement dans la villa Le Val Avenue des Pélicans, leur association est dissoute le 31 décembre 1924.
En février 1925, ses bureaux sont situés Allée du Connétable, Villa Cléryma.
Associé à Georges VACHON, il signe la villa Ker Souveraine à Pornichet en 1925.
En 1927, avec Roger PONS, il présente le projet de la nouvelle gare de La Baule.
En 1928, il présente le projet de la nouvelle église de La Baule-les-Pins. Il dessinera également le blason de la ville de La Baule. Il est élu au conseil municipal en octobre 1947.
Il réside Avenue de Verdun dans la superbe villa Athélia.
Il est à l'origine entre autres des villas :
Il est décédé le 4 septembre 1953 d'une maladie contactée lors de son intoxication par du vin contenant de l'arsenic. Il est enterré au cimetière de La Baule.

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Jules Joseph HENNECART (1832 - 1884)

Le Comte Jules Joseph HENNECART est né le 3 juillet 1832 à Paris dans une famille d'hommes d'affaires et politiciens.
Le 3 mars 1857 à Paris, il épouse Félixine Anne de MACKAU, fille du Baron de MACKAU (ministre de la Marine entre 1843 et 1847). La même année, il est élu maire de Tournan-en-Brie (77). Le couple a cinq enfants.
En 1879, mandaté par la société qui construit la ligne de chemin de fer, il visite notre région avec Édouard DARLU. Il pressent le potentiel de la baie et décide d'investir dans la création d'une nouvelle station familiale. Il est un des pionniers de la station avec M. DARLU.
Rapidement, les deux associés n'ont pas les mêmes projets pour la station. M. HENNECART souhaite garder un caractère familiale et intime à la station, il tient à son idée de ville jardin, loin des mondanités. Il est opposé à la construction d'un casino. Ainsi, après son décès lorsque l'on ouvrira les premières salles de jeux, Mme HENNECART décidera de vendre tout ce que la famille possèdait à La Baule.
Il est décédé le 21 mars 1884 au 17 rue de Varenne à Paris.

Signature de Jules Joseph HENNECART

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Léon Marie Alexandre LABIÈRE (1870 - 1953)

Léon LABIÈRE
Photographe et éditeur de cartes postales.
Léon LABIÈRE est né le 24 juillet 1870 à Feings (41). Après avoir vécu quelques années à Paris, la famille LABIÈRE arrive à La Baule en 1910. Léon est le premier photographe sédentaire à s'établir dans la station, il ouvre son magasin de photographie Avenue de la Gare. Rapidement, il participe à l'activité de la cité, il a longtemps été secrétaire de l'Union des Commerçants Baulois, il a été membre du conseil du syndicat d'initiatives. On lui doit de nombreux clichés de cartes postales mais aussi de portraits. Il considérait son métier comme un art.
Toujours prêt à innover pour la prospérité de la station, il n'hésite pas en janvier 1925 à récompenser la fidélité des lecteurs de l'hebdomadaire "La Mouette" : cinq coupons découpés dans le journal donnent droit à une photo de la villa et un portrait du propriétaire.
Merci Léon ! Cette idée permet aux cartophiles du XXIème siècle, de découvrir des villas jusqu'alors inconnues.
Il décède à La Baule le 8 février 1953.
Deux de ses enfants, Roger et Mireille ont pris la suite de son commerce jusque dans les années 70.

Signature de Léon LABIÈRE

Georges Joseph Charles Jules LAFONT (1847 - 1924)

Georges LAFONT

Architecte.
Georges LAFONT est né à Nantes le 5 janvier 1847, rue de l'héronnière.
Il devient en 1891 inspecteur des édifices religieux puis architecte diocésain en 1894 et architecte-adjoint des Monuments Historiques le 27 avril 1908.
Il a mené à bien les travaux des Tours LU à partir de 1905, sur les plans de l’architecte parisien BLUYSSEN.
Il est aussi co-fondateur avec son père du cercle nantais "Le Clou".
Il réalisa les plans :
Il construira par la suite plus de deux cent cinquante villas et participera ainsi au développement de la station.
Paralysé une dizaine d'années, il décède le 16 juin 1924 à Nantes, Rue Rosière à 77 ans.

Signature de Georges LAFONT

Joseph Louis LAJARRIGE (1875 - 1956)

Louis LAJARRIGE
Né à St Nazaire le 9 juin 1875, devenu orphelin très jeune, il débute comme mousse aux Chantiers de la Loire et à la Compagnie Générale Transatlantique. Il devient chaudronnier en cuivre et suit pendant cinq ans les cours de l'Institut Philotechnique.
En 1898, à 23 ans, il est nommé secrétaire général du Syndicat des Travailleurs du Gaz, puis l'année suivante, il devient secrétaire général du Syndicat National, poste qu'il occupera pendant 15 ans.
De 1904 à 1920, il fonde et préside les premières colonies de vacances enfantines et familiales. Il accueille des enfants au Castel Caligny à Pornichet.
Louis LAJARRIGE est l'auteur du projet de loi du 6 juin 1919 sur les congés payés à tous les travailleurs. Député de Paris (1914) puis député de la Seine (1924), il ne se présente pas aux élections générales le 11 mai 1924, et peut se consacrer désormais à la création et au développement de La Baule-les-Pins.
Dès 1921 il demandera et obtiendra le détournement de la voie ferrée qui longeait la côte de Pornichet à La Baule, bloquant le développement touristique de la nouvelle station.
En 1927, le gouvernement lui décerne la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur.
Rédacteur, puis secrétaire général du journal "Le Journal" jusqu'en 1929, il quitte Paris pour venir à la tête de la Société Immobilière de La Baule-les-Pins.
Il est élu maire de La Baule en 1935 et démissionne en 1939 en faveur de son premier adjoint Marcel RIGAUD.
Il est décédé le 10 juin 1956 à son domicile baulois, le Pavillon des Dunes, Avenue Gabrielle.

Signature de Louis LAJARRIGE

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Armand et Alexandre MALIN

En 1882, l'Agence Générale, située Avenue de la Gare, près de la chapelle est créée. Cette agence de location est associée au nom de A. MALIN. Sur les publicités, il est noté "agence fondée en 1882", mais il s'agissait sûrement d'une agence estivale. Elle n'a pas été créée par Armand car il est né en 1873, il a peut-être racheté la clientèle entre 1896 et 1901, tout en conservant le nom d'origine.
Cependant, il faut attendre le recensement de 1901 pour voir le nom de MALIN dans la liste des baulois : Armand, Agent de location et Alexandre, Épicier.
  • Alexandre (1871 - 1934)
    et son épouse Amélie WELLER (1878 - 1947)

    Alexandre MALIN
    Épicier puis Agent de location.
    Alexandre est né le 18 juin 1871 à St Nazaire.
    Le 2 mai 1899, il épouse Amélie WELLER à La Baule.
    En 1900, ils ouvrent ensemble l'Agence Nouvelle dite agence MALIN-WELLER située Avenue de la Gare, dans la Villa Aziyadé.
    Quelques années plus tard, l'agence est transférée deux maisons plus loin dans la Villa Ker Jenny.
    Amélie WELLER
    Le couple a trois enfants Marguerite en 1900, Jean en 1903 et Maurice en 1914.
    Avant 1926, Alexandre et Amélie retournent vivre à St Nazaire, Alexandre y décède le 21 mai 1934.
    Amélie est décédée à Nantes le 11 mars 1947.

Signature d'Alexandre MALIN

  • Armand (1873 - 1949)

    Armand MALIN
    Agent de location.
    Armand est né le 9 juin 1873 à St Nazaire.
    Entre 1896 et 1898, il s'installe au 13, Grand Rue à La Baule (c'est-à-dire Avenue de La Gare) et devient directeur de l'Agence Générale. Le 15 octobre 1898, il épouse Marie-Amélie KERMASSON et ils ont deux garçons prénommés Armand (1899) et Louis (1901-1945). À l'origine, l'Agence Générale est située près de la chapelle, puis elle sera transférée plus au milieu de l'Avenue de la Gare.
    Dès que le téléphone arrive dans la station, Armand est le premier à être connecté, l'agence obtient le numéro 1.
    Armand dirige plusieurs agences situées au Pouliguen et aux Sables d'Olonne.
    Au début des années 20, il cède son agence à MM. LEGENDRE et VINCENT. L'agence VINCENT existe toujours et sur le haut de sa porte on peut y lire "Agence fondée en 1882".
    Armand est décédé le 19 mai 1949 à Beauvoir sur Niort (79).

Signature d'Armand MALIN

Ces agences immobilières éditeront de très beaux plans de La Baule (1910), (1913), (1922).
Sans cesse remis à jour, ils sont aujourd'hui encore des aides précieuses pour la localisation des villas.

Roger MAURY de LAPEYROUSE-VAUCRESSON (1880 - 1953)

Roger MAURY de LAPEYROUSE-VAUCRESSON
Propriétaire - Industriel.
Le Comte MAURY de LAPEYROUSE-VAUCRESSON est né le 11 février 1880 à Bône (Algérie).
Maire de La Baule de 1925 à 1935.
Au cours de sa magistrature municipale, il succède à M. Pourieux comme conseiller général du canton.
Il est le propriétaire de la Villa Les Tottes, Esplanade Benoit
En décembre 1953, le Comte roule à vive allure au volant de sa jaguar. Soudain, à 15 Km de Montélimar (26), ébloui par les phares d'une voiture qui venait en sens inverse, il heurte un camion de primeurs. Le Comte est tué sur le coup.

Alexandre MAUSPHA (1833 - 1918)

Restaurateur et Hôtelier.
Né le 3 juin 1833 à Murvaux (55), il est fils de vigneron.
En 1886, il achète un terrain dans la concession Benoit afin d'y construire l'Hôtel de la Plage dit Hôtel Mauspha. Il le cède à MM. AUGEREAU et JOURDAN en 1897.
Après le décès de sa femme Philomène, Alexandre reste à La Baule.
Il décède le 13 avril 1918 dans la Villa La Basse-Forêt à La Baule.

Ferdinand Marcel Jean MÉNARD (1873 - 1958)

Ferdinand MÉNARD selon Wery WILL'S
Architecte.
Né à Nantes le 5 juillet 1873, il est l'élève de Georges LAFONT.
Il habite la Villa Les Acanthes située Boulevard Hennecart. Il a dessiné entre autres les villas :
Il décède le 12 mars 1958 à Nantes.

Signature de Ferdinand MÉNARD

Georges MEUNIER (1890 - 1935)

Architecte.
Collaborateur d'Adrien GRAVE, ils s'installent provisoirement dans la Villa Le Val, Avenue des Pélicans, en 1923. Ils cessent de travailler ensemble le 31 décembre 1924.
Georges MEUNIER installe son cabinet d'architecte, Avenue des Tilleuls (actuelle Lajarrige) dans la Villa La Guitoune, son bureau d'études et de dessins est situé Rue Palestro à Paris. En mai 1926, Il ouvre un second bureau, Avenue Pierre-Percée. On lui doit entre autres :
En Novembre 1935, Georges MEUNIER est retrouvé mort sur la Route de Guérande, vraisemblablement suite à une rupture d'anévrisme.

Signature de Georges MEUNIER

Marquis Pierre Augustin Joseph de MONTAIGU (1844 - 1927)
et son épouse Caroline de WENDEL (1851 - 1939)

Marquis Pierre Augustin Joseph de MONTAIGU

Industriel et propriétaire agricole.
Le Marquis de MONTAIGU est né le 11 mars 1844 à Valenciennes (59).
Il est élu député de la Loire-Inférieure de 1898 à 1910, puis sénateur de la Loire-Inférieure de 1920 à 1927.
"Descendant d'une très ancienne famille originaire d'Auvergne et dont le nom revient à plusieurs reprises dans l'histoire de France, le marquis de MONTAIGU fait d'abord des études classiques à Pont-Levoy."
Caroline de WENDEL
Extrait du "Dictionnaire des Parlementaires français", Jean JOLLY (1960/1977)

En 1906, après la faillite et le suicide de M. CRONIER, il rachète la Villa Thérèse et la nomme Caroline en hommage à son épouse Caroline de WENDEL. Il possède aussi le Yacht Caroline amarré dans le port du Pouliguen..
Il décéde le 14 octobre 1927 à La Baule.

Signature de Pierre de MONTAIGU

Ernest MOREAU-DEFARGES (1873 - 1944)

Ernest MOREAU-DEFARGES
Pharmacien et Médecin.
Arrivé en 1908 sur notre plage, Ernest MOREAU-DEFARGES est le promoteur et l'animateur de l'éducation physique et des sports nautiques. Avec dévouement et désintéressement, il s'est occupé des orphelins. Adepte de gymnastique naturelle, il trouve à La Baule tous les éléments qui lui permettent de transmettre le goût de la culture physique dans un cadre privilégié.
Combinant le sable, le soleil et la mer, il propose aux enfants des cours de gymnastique. Pour cela, il fait construire le Stade Maritime et crée ainsi le premier club de plage de la station en 1913.
Éducation physique, athlétisme, natation et jeux traditionnels sont au programme et très vite, le club rencontre le succès après des enfants et de leurs parents.

Signature d'Ernest MOREAU-DEFARGES

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Joseph André PAVIE (1866 - 1929)

Avocat.
Il est né le 21 septembre 1866 à Raismes (59), son père Alexis Joseph Jules est avoué près de la cour impériale de Paris, sa mère est Dolomie DELANOÜE. Il est né chez son bi-aïeul maternel Désiré Salomon DEBAVAY. Des avenues du quartier Pavie porteront ces patronymes.
Le 13 novembre 1897, il épouse Geneviève DREVET (Paris 8e). Ils ont quatre enfants : Jeanne née en 1898 à Paris, Jacques en 1901 à Paris, André en 1904 et Louis en 1908 à La Baule.
Il fait construire la Villa Ker Lella sur le boulevard puis il achète un terrain plus en retrait et y fait bâtir sa résidence : la Villa Pavie aussi appelée le château Pavie.
En 1900, il est le premier "adjoint spécial La Baule".
Sur le rencensement de 1901, la profession de Joseph André PAVIE est administrateur délégué de la Société Foncière.
Maire de La Baule de 1917 à 1925. Il ne se représente pas en 1925.
Décédé en mars 1929, ses obsèques sont célébrées le lundi 18 mars, par l'abbé CHOCHON. Le cortège se rend par le Boulevard de Mer à la Chapelle Pavie où a lieu l'inhumation.

Signature d'André PAVIE

René PERREY (1891 - 1969)

Architecte.
En 1924, il ouvre un bureau provisoire Boulevard du Chemin de Fer puis au 24 Avenue de la Gare.
Sur sa carte de visite en 1925, on peut lire : " M. R. PERREY, architecte diplômé par le gouvernement, 6 Rue Foucault à Paris, auteur de plusieurs villas, construites ou en cours de construction, dans la région Bauloise, lauréat du concours municipal des magasins à édifier sur la promenade du Pouliguen, est définitivement installé Avenue de la Grande Dune à La Baule-les-Pins".
Il dessine plusieurs villas du Quartier Lajarrige :

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Jean François SOHIER (1847 - 1891)

Épicier au bourg d'Escoublac.
Jean François est né le 24 septembre 1847 à Escoublac.
Il est élu maire d'Escoublac-La Baule du 18 mai 1884.
Il est décédé le 1 septembre 1891 à l'âge de 43 ans.

Le 25 Octobre 1891, François Athanase DURAND est élu au sein du conseil municipal pour le remplacer.

Signature de Jean François SOHIER

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Édouard Gustave Louis Marie TRABAUD-KIRKHAM (1862 - 1917)

Édouard Gustave Louis Marie TRABAUD-KIRKHAM
Directeur de la Grande Distillerie de La Madone à Puteaux (92).
Né en 1862 à Morlaix (29), Édouard TRABAUD-KIRKHAM est le fils de Gustave TRABAUD, Trésorier des Invalides de la Marine et de Sophie KIRKHAM tous deux décédés à Lorient en 1878 et 1879.
Élu en 1900, il est le 1er maire non originaire d'Escoublac et il favorable à l'automonie des quartiers balnéaires.
C'est sous son mandat qu 'est nommé le premier "adjoint spécial La Baule" en la personne d'André PAVIE.
Il habite la villa La Guilleraie dans le Quartier de MAZY avec son épouse Berthe Louise Adèle MACQUERON, née le 24 octobre 1859 à Valenciennes (59) et leur fils Jean né en 1889.
Mme TRABAUD est veuve en premières noces de M. SAVALLE et elle a trois enfants issus de son 1er mariage, Robert (né le 1 septembre 1879) et Marguerite (née le 4 décembre 1880 à Paris) et Jacques (né le 24 avril 1882).
Robert est décédé tout jeune, il est représenté en costume marin sur un des vitraux de l'église d'Escoublac.
Édouard TRABAUD-KIRKHAM est élu maire de La Baule de 1900 à 1917.
En fait, il décéde d'une crise cardiaque le 28 juin 1917 dans le train provenant de Paris à l'âge de 55 ans.

Signature d'Édouard TRABAUD-KIRKHAM

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Jean Pierre WELLER (1849 - 1899)
et son épouse Marguerite (1855 - 1919)

Jean-Pierre et Marguerite WELLER
Cafetiers - Hôteliers.
En 1881, ils sont les premiers cafetiers de La Baule.
Il est né en 1847 et elle le 23 février 1855 en Prusse plus précisément au Luxembourg.
Ils tiennent l'Hôtel du Chalet.
Le couple a deux filles, Victorine Marie Catherine née le 15 avril 1877 et Amélie née le 2 août 1878 à Paris.
Jean-Pierre décède à La Baule le 5 décembre 1899. Marguerite cède alors l'Hôtel du Chalet, pour tenir avec sa fille Victorine, l'Hôtel Moderne Avenue de la Station.
Marguerite est décédée le 4 février 1919 chez sa fille et son gendre, Avenue de la Gare dans la villa Ker Jenny.
Amélie épousera Alexandre MALIN et ensemble ils tiendront l'agence de location MALIN-WELLER.

Pour aller plus loin...

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