La Baule plus loin
La Pointe de Pen-Château

La pointe de Pen-Château

Bien sûr nous sommes plus à La Baule mais au Pouliguen. Cependant, il aurait été dommage de ne pas évoquer ces premiers chalets construits sur la baie dès 1860 sous prétexte qu'ils sont situés sur la commune voisine. De plus, ils sont peu connus car douze heures par jour, la marée haute les protègent des regards.

Le Pouliguen et l'essor balnéaire

Le milieu du 19ème siècle, sous l'influence de l'impératrice Eugénie, la mode est au tourisme balnéaire.
De nombreux médecins vantent les bienfaits des bains de mer, de la vie au grand air et recommandent de séjourner quelques temps au bord de l'océan.
Les premiers vacanciers arrivent dans la presqu'île en diligence puis à partir de 1879 par le train. Le Pouliguen profite de cet engouement pour se diversifier car le commerce du sel, son activité principale est en pleine régression. La ville aménage son port, sa promenade. On y construit de nouveaux commerces, des pensions et des hôtels ouvrent pour répondre aux demandes d'accueil des estivants.
Afin de profiter de séjours plus longs, les villégiateurs conquis par le pays achètent des terrains et construisent des chalets avec vue sur mer, le long de la plage du Nau et de la pointe de Pen-Château.
Avec sa plage protégée des vents d'ouest par la pointe de Pen-Château, son côté simple et authentique, Le Pouliguen acquiert la réputation de station balnéaire familiale.

Plan interactif de la pointe de Pen-Château

La pointe de Pen-Château se pare de chalets grâce entre autres à l'architecte François BOUGOÜINFrançois BOUGOÜIN
1846 - 1933
Architecte nantais
François BOUGOÜIN
et il aurait été dommage de ne pas les présenter car ces chalets nous renvoient l'image de ce à quoi ressemblait la baie de La Baule au début du XXème siècle.

Plan interactif, cliquez sur une pastille verte, obtenez la vue d'une villa ou sur une pastille rouge, plongez dans une vue générale, sur une pastille jaune, revivez une scène de plage et sur une pastille bleue, voguez au large.



La maison St René

Le clergé n'est pas en reste pour profiter de la quiétude de la côte. En 1857, l'abbé HURTAULT s'est retiré au Pouliguen et accueille chaque été quelques amis dans sa petite maison appelée "St Maurille". En 1872, il en fait don à Monseigneur FREPPEL pour les prêtres du diocèse d'Angers qui lui donna le nom de maison St René en hommage au roi René d'Anjou. Les sœurs de Sainte-Marie d'Angers qui tenaient l'école assuraient l'intendance de la maison. Cependant, cette maison était petite et loin de la mer. En juin 1873, la propriété du nantais Alexandre CLÉMENCEAU est à louer. Elle est vaste et possède une vue imprenable sur la baie. Au décès du propriétaire, en novembre 1873 le diocèse achètera le chalet. Grâce à la vicomtesse des CARS, l'évèque réalise de nombreux agrandissements et peut bientôt accueillir près de 50 personnes. Par la suite, l'établissement sera transformé en pension de famille.

Maison Saint René
Maison Saint René
Maison Saint René